PLAN NATIONAL D’ÉDUCATION ET DE FORMATION (1998)

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ABSTRACT

Dans les termes de référence qui tiennent lieu de mandat, trois des six points justifient l’initiative d’une telle étude: Procéder à une analyse des documents les plus récents sur le sous-secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche; En concertation avec les principaux partenaires/acteurs, concevoir des scénarios réalistes sur l’évolution du soussecteur pendant la prochaine décade. Sur la base de ces scénarios, proposer un programme de renforcement institutionnel du sous-secteur, notamment en matière de développement des ressources humaines. Le premier point n’ayant pas précisé s’il s’agit des productions locales ou internationales, nous avons compris que notre documentation devait couvrir les deux types de production. En fait, il aurait été difficile de se limiter à une documentation strictement haïtienne. D’abord, concevoir des scénarios pour le domaine de l’enseignement supérieur, comme il est demandé au second point, implique une très bonne connaissance de l’évolution du domaine en général par delà les frontières étatiques et culturelles – et des préoccupations qui sont en débat, afin de cerner dans l’ensemble des tendances observées pour le domaine, celles qui ont le plus de chances d’aboutir, ou de s’imposer, compte tenu des enjeux globaux. Ensuite, il importe de circonscrire le contexte social précis dans lequel s’inscrit le domaine, et qui permet de comprendre les particularités et l’état de développement de ce dernier. Cependant, il nous semble difficile d’élaborer des scénarios d’évolution en concertation avec les acteurs concernés, parce que le procédé suggéré implique un processus d’échanges itératifs qui nous parait tout à fait inapproprié en regard du temps imparti pour réaliser le travail. Alors, nous avons cherché à connaître l’opinion des acteurs concernés sur la situation qui prévaut dans l’enseignement supérieur et leurs représentations de l’institution universitaire et de la recherche scientifique comme agents dans la société haïtienne. Le principe ici est que les acteurs sociaux interagissent entre eux et interviennent sur leur réalité en fonction de leur opinion et des représentations qu’ils se font de leur monde. Ces points de vue constituent des prises de position qu’il conviendra de soutenir, de renforcer ou d’inciter à changer à la faveur des programmes à mettre en place. Le mandat consiste donc à produire un document à la fois pratique, c’est-à-dire orienté vers la prise de décisions à partir des recommandations qui seront formulées, et suggestif, en ce sens qu’il doit pouvoir susciter une réflexion sur l’enseignement supérieur haïtien, rapprocher les acteurs concernés et faciliter le développement d’un débat constructif.

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